dimanche 9 novembre 2008

Bucharest de merde de merveilles de fou!

Bucharest. Serieux, c'est vraiment depaysant.

La premiere journee c'est le moment de l'emerveillement. Mon hote Horia me trace un trajet des plus belles rues de l'endroit en me faisant commener par des terrains vagues (le terrain le plus cher d'Europe!) et par la rue des banques. J'aboutis a la piata Alba Iula, un espace de square a la francaise mais les batiments sont fous. Ils sont trop larges. Je compte les etages, 15! Mais c'est plus large que haut! Woah vertige. Ils sont fous ces communistes. Tous les premiers etages sont des sieges sociaux des milliards de banques que compte la Roumanie.

Ensuite je passe presque la journee entiere a sillonner les endroits oublies par les bulldozers de Ceausescu. C'est vraiment un des endroits les plus beaux, on y trouve des monasteres urbains (weird!) et surtout des dizaines et des dizaines de manoirs magnifiques, dont certains sont abandonnes. Je me laisse aller au reve d'habiter dans un endroit pareil. Certains sont en restauration, d'autres habites. Drole de quartier. Mais vraiment super beau. Je commence a douter des commentaires que j'avais recu de Bucharest: Ah reste pas la, apres 2 jours t'en aura assez.

Je rentre a la maison, je jase avec Horia en soiree, puis je me couche assez tot pour me reposer de mon aventure du train de nuit.

Le lendemain le cauchemar commence. Je commence mon trajet de la journee avec la maison du peuple. AAAAAaaark. C'est t-e-r-r-i-b-l-e-m-e-n-t degueulasse. C'est trop grand, trop gros, trop angoissant, je deteste y repenser. En fait, j'y ai pense tout le restant de mon sejour a Bucharest. Imaginez un peu: C'est le deuxieme plus gros batiment au monde apres le Pentagone. C'est au milieu de la ville encercle d'un jardin trop grand, d'un stationnement trop grand, d'une boulevard trop grand, d'un trottoir trop grand tout ca etrangle par un cercle de batiments comme je decrivais dans mon premier paragraphe. Ca donne le vertige, l'angoisse. Plus j'y pense, et plus je crois que c'etait le but vise. Quand on voit ca, on est abattu par la fatalite. On se dit je suis trop petit, trop faible, j'y peux rien je veux retourner a l'interieur (et travailler). C'est de l'architecture de propagande, de quoi reduire le plus irreductible a la soumission. J'y repense j'en ai encore la nausee et j'y ai pense tout le reste de ma journee a Bucharest, j'ai d'ailleurs pas trop aime cette journee.

Le soir Horia m'a dit que je pouvais rester encore un peu je lui ai dit 'hum non, je crois que je vais partir demain' mais en fait je pensais "ark je veux crisser mon camp d'icitte cette endroit me donne envie de vomir". Je vous jure. Pour les profanes qui doutent encore de comprendre ce que veux dire le mot alienation, je vous invite a prendre un avion, d'aller a Bucharest et de faire le tour de la Casa Popului.

Ark.

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